La causalité instrumentale des biens d’équipement. Les théories qui soulignent son efficacité. – La causalidad instrumental de los bienes de capital. Teorías que resaltan su eficacia

  1. La causalité instrumentale des biens d’équipement. Les théories qui soulignent son efficacité.

 

Tous les biens matériels sont les fruits de l’harmonisation de la nature et du travail. Mais il y a un type de biens manufacturés dont la fonction finale est de contribuer à la production d’autres biens. Ces biens, qui aident à en produire d’autres, sont les biens d’équipement.

Nous pouvons, ici, citer un passage de l’œuvre de  Defoe : « Il me manquait quantité de choses. De ce nombre était premièrement l’encre, ensuite une bêche, une pioche et une pelle pour fouir et transporter la terre ; enfin des aiguilles, des épingles et du fil […] Ce manque d’outils faisait que dans tous mes travaux je n’avançais que lentement, et il s’écoula près d’une année avant que j’eusse entièrement achevé ma petite palissade ou parqué mon habitation. Ses palis ou pieux étaient si pesants, que c’était tout ce que je pouvais faire de les soulever. Il me fallait longtemps pour les couper et les façonner dans les bois, et bien plus longtemps encore pour les amener jusqu’à ma demeure. Je passais quelques fois deux jours à tailler et à transporter un seul de ces poteaux, et un troisième jour à l’enfoncer en terre »1

La révolution industrielle a transformé progressivement la base productive de notre société. Nous sommes passés d’un système où la terre prédominait à un système où les instruments de l’industrie l’ont supplantée.

L’importance des biens naturels en tant que cause de la valeur a été démontrée par l’école Physiocratique. Cette théorie a été reprise dans de nombreuses études critiques, comme par exemple, les théories de Turgot selon lesquelles tout se résumait à la possibilité d’échanger le capital avec des terres. Les théories que Böhm-Bawerk appelait de la productivité du capital s’en inspirent également puisqu’elles prônent la capacité productive du capital physique.

Ces théories, en partant de celles de Say et Lauderdale, ont été importantes dans l’histoire de la pensée économique. Tout en reconnaissant l’importance du facteur travail, elles insistent sur la prépondérance du capital physique, en considérant, en de nombreuses occasions, la terre comme source primaire de production des biens d’équipement. C’est pour cette raison que bien souvent, on considère que l’association des biens physiques (terre et biens d’équipement) et du travail se concrétise en un produit fini porteur d’une certaine valeur.

D’autres auteurs, comme Malthus, Carey, Peshine, Thünen, Storch, De Nehenius et Marlo, mais aussi Hermann, Mangold, Glaser, Roesler, Strasburger et Schäffle ont souligné le rôle  décisif, mais pas exclusif,  du capital pour obtenir une augmentation de la valeur économique. Des économistes plus modernes, tels que Henry George, Marshall et même Sraffa ont développé des théories similaires sur ce sujet.2

Les vérités partielles des Physiocrates  et celles des théories de la valeur-travail ont permis à Say d’élaborer son concept des trois facteurs de production :  la nature, les biens d’équipement et le travail ou sa version plus synthétique de travail et capital.

Le travail de l’homme et l’action des forces naturelles (terre, vent, soleil, etc.) sont les forces originelles de la valeur des biens.

La séparation des biens d’équipement et des biens naturels n’est jamais apparue de manière claire dans la littérature économique, puisque les ressources naturelles peuvent être considérées comme des instruments et donc être inclues au capital. On peut aussi penser que les biens d’équipement, parce qu’ils sont issus des ressources naturelles, peuvent être considérés comme leurs conséquences. Dans les deux cas, on vise la simplification, en  distinguant  le capital physique (terre et biens d’équipement) du capital humain (le travail).

Les théories de la fructification et de la productivité insistent sur la capacité productive inhérente au capital, indépendamment de celle du travail. Ils ont tendance à distinguer les valeurs produites par le capital et les valeurs produites par le travail. Dans tous les cas, il faut isoler les théories de la productivité les moins élaborées, qui attribuent au capital la possibilité de créer  de la  valeur, comme si le capital était doué d’une vertu magique lui permettant d’insuffler  de la valeur aux produits. Parmi les auteurs qui ont adopté cette perspective peu convaincante nous trouvons, en plus de Say, les économistes allemands Schön, Riedel, Roscher et Kleinmächer, les Français Rossi, Molinari, Garnier et Leroy-Beaulieu ainsi que l’Italien Scialoja. Les autres théories de la productivité conçoivent la productivité du capital comme une productivité de type physique. Les auteurs qui prônent cette dernière  théorie sont ceux qui figurent dans la première liste que nous avons indiquée antérieurement (voir page précédente).3

Si nous revenons aux théories les plus simples, nous pouvons leur appliquer la critique de Böhm-Bawerk qui disait que nous ne pouvons raisonnablement pas parler de production de valeur. On ne peut pas produire la valeur, la valeur ne se produit pas. On produit des choses concrètes, des formes, des structures de matière, des marchandises. Ces marchandises ont de la valeur, mais le capital ne peut produire que des choses, pas de la valeur.

Certaines théories de la productivité du capital affirment que, grâce à sa capacité naturelle, le capital crée la valeur, elles confondent une partie avec l’ensemble. Le capital peut être considéré comme une cause de la valeur mais en aucun cas comme la cause de la valeur.

En réalité, les causes de la valeur sont, à la fois, le travail, les facteurs naturels et le temps. Les facteurs du capital sont des étapes intermédiaires dans le processus de production, entre les ressources naturelles et  l’objectif des biens de consommation. Celui qui utilise les biens d’équipement atteint le but plus rapidement. Les instruments permettent de parcourir le chemin plus vite et dans de meilleures conditions.

Parce que  le travail humain utilise ces instruments  pour améliorer la production, nous pouvons dire que les biens d’équipement constituent une force instrumentale servant à la création et à l’accroissement de la valeur économique.

Adam Smith expliquait comment la productivité du travail, moteur fondamental du développement, augmente grâce à l’augmentation du nombre de machines ou à leur perfectionnement, en facilitant le travail. Pour une division et une distribution plus appropriée des tâches, un capital supplémentaire est nécessaire.4

Les biens d’équipement réalisent une fonction de médiation entre le travail et les marchandises pour obtenir des biens adaptés aux nécessités humaines. En utilisant la terminologie de Menger, nous pouvons dire que, grâce à la médiation des instruments dirigés par le travail humain, les biens d’ordre supérieur se transforment progressivement en un bien de premier ordre pour, finalement, réaliser les objectifs humains. 5

Sans avoir la capacité de satisfaire de manière immédiate les besoins humains, ils servent à la production de biens du premier ordre, s’intégrant ainsi à un processus de satisfaction de ces nécessités. 6

Les biens d’équipement permettent de renforcer l’essence, la nature du produit du travail humain ainsi que d’augmenter sa quantité et sa qualité. Grâce au progrès technologique, nous essayons de simplifier nos activités et nous tentons aussi de dominer davantage la nature, en réussissant à rendre réelles des possibilités jusque là inédites. Les instruments du capital accompagnent toujours l’homme dans sa volonté d’humaniser son monde.

1 DEFOE, Robinson Crusoe, Orbis, Barcelona 1988, p.55.
2 BÖHM-BAWERK, Capital e interés, Fondo de Cultura Económico, México 1986.
3 Pour plus de précisions sur les théories de la productivité du capital, nous recommandons les oeuvres de Schön, Riedel, Roscher, Kleinmächter, Rossi, Molinari que Böhm-Bawerk a largement traitées. 
4 SMITH, A. Investigación sobre la naturaleza y causas de la riqueza de las naciones, FCE, México 1982, p.310.
5 MENGER. Principios de economía política. Cit. p55.
6 MENGER. op. cit. p. 52.

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

Capítulo IV

 LOS BIENES DE CAPITAL COMO CAUSA

INSTRUMENTAL DEL VALOR ECONÓMICO

  1. La causalidad instrumental de los bienes de capital. Teorías que resaltan su eficacia

Todos los bienes materiales son fruto de la armonización de la naturaleza y del trabajo. Pero hay un tipo de bienes producidos cuya función final es la de coadyuvar a la producción de otros bienes. Estos bienes producidos y que ayudan a producir otros son los bie­nes de capital.

Podemos advertir esta consideración en la reiterada cita de De­foe: «Faltábanme aún muchas cosas, entre ellas, agujas, alfileres e hilo, así como una azada, un pico y una pala para cavar y transportar tierra.»

«La falta de tales herramientas me obligaba a trabajar con gran lentitud, y así, tardé cerca de un año en terminar totalmente la empa­lizada. Las estacas de que se componía pesaban mucho y harto traba­jo me costaba moverlas; necesité tanto tiempo para cortarlas en el bosque, darles forma, y sobre todo, para conducirlas hasta mi mora­da, que una sola me costaba a veces dos días, tanto el cortarla como el transportarla, y un tercer día el hincarla en el suelo». 1

La revolución industrial fue transformando la base productiva de la sociedad desde un sistema en el que predominaba la tierra a otro en el que prevalecían los instrumentos de la industria.

La importancia de los bienes naturales en la causación del valor quedó de manifiesto a partir de la escuela Fisiocrática y, sin patentes de exclusividad, su influencia se hizo notar en determinados estudios críticos, como las teorías de la fructificación de Turgot en las que la clave de todo era la posibilidad de cambiar el capital por tierras, como fuente de rentas, o bien las teorías que Böhm-Bawerk denomi­na de la productividad del capital, que ven la razón última y decisiva del interés en la capacidad productiva del capital físico.

Estas teorías, que partiendo de Say y Lauderdale recorren un amplio espacio del pensamiento económico, aunque consideran tam­bién la importancia del factor trabajo, no dejan de resaltar la preponderancia del capital físico, en el que incluyen, en muchas ocasiones, la tierra como fuente primaria de la producción de bienes de capital (bienes producidos por la combinación de la tierra y el trabajo hu­mano, pero que sirven para producir otros bienes). Son instrumentos en manos del trabajador para una más eficiente labor ejercida sobre otros bienes no terminados. La virtualidad de causa material de la tierra se va transmitiendo a través de los distintos productos interme­dios y bienes de capital hasta los terminados. De ahí que en muchas ocasiones se tienda a considerar como capital a todos los bienes físicos (tierra e instrumentos de capital) que, en combinación con el trabajo, causan los productos terminados; que llevan adheridos unos ciertos valores.

Además de Say y Lauderdale, autores; como Malthus, Carey, Pes­hine, Thünen, Storch, De Nehenius, Marlo, Hermann, Mangold, Glaser, Roesler, Strasburger y Schäffle o los más modernos como Henry George, Marshall e incluso Sraffa destacan el papel casi deci­sivo, aunque no exclusivo, de la eficacia innata del capital en la consecución de un incremento del valor económico. 2

Las verdades parciales de los fisiócratas y de las teorías del valor­-trabajo van configurando la versión cooperativa de los tres factores de producción de Say: la naturaleza, el capital y el trabajo; o la versión, más sintética, de trabajo y capital.

El trabajo del hombre productivo y la acción de las fuerzas natu­rales (tierra, aire, sol, etc.) son las fuerzas originarias del valor de los bienes.

La separación del capital y de los bienes naturales nunca ha que­dado clara en la literatura económica, ya que los recursos naturales se pueden considerar como instrumentos, en cuyo caso se incluirían como capital o, en otra perspectiva, los bienes de capital físico, por proceder de los recursos naturales, se consideran, a su vez, conse­cuencia de ellos. En ambos casos se tiende a simplificar distinguien­do entre capital físico (tierra y bienes de capital) y capital humano (trabajo).

Los teóricos de la fructificación y de la productividad resaltan la capacidad productiva inherente al capital, independientemente del trabajo. Tienden a diseccionar los valores entre los producidos por el capital y los producidos por el trabajo. En cualquier caso, convie­ne distinguir las teorías de la productividad más toscas, que atribu­yen al capital una virtud directamente creadora del valor, como si estuviese dotadode una capacidad mágica de insuflar valor a sus productos, de aquellas otras más reflexivas que conciben la produc­tividad del capital como una productividad de tipo físico.

Entre los autores más reflexivos y consecuentes nos encontramos con la lista indicada anteriormente. Entre los que mantienen unas teorías más toscas de la productividad del capital podemos citar, además de Say, a los alemanes Schön, Riedel, Roscher y Kleinmächter, a los franceses Rossi, Molinari, Garnier y Leroy-Beaulieu y al italiano Scialoja . 3

A estas teorías más simples se les puede aplicar la crítica de Böhm-Bawerk de que no puede hablarse, razonando estrictamente, de producción de valor. El valor ni se produce ni puede producirse, según estas apreciaciones, porque lo que se produce no son más que formas, estructuras de materia, cosas concretas y determinadas, mer­cancías. Estas mercancías tienen valor, pero el capital sólo produce las cosas, no los valores.

Las teorías de la productividad del capital afirman con naturali­dad en ocasiones que éste, gracias a su capacidad innata, crea el valor, con lo que vuelven a tomar el todo por la parte. El capital se puede considerar como una causa del valor pero no la causa.

Al capital se le asigna la virtud de ser fuerza sustitutiva del traba­jo y justificar con ello la capacidad innata y maravillosa de crear valor, de crear plusvalía, pero por muchos circunloquios que se pre­tendan, se vuelve a caer en el reduccionismo de querer encontrar una única causa de la creación de valor.

Son, en realidad, trabajo; factores naturales y tiempo unidos. Los factores de capital son estadios intermedios en el camino productivo desde los recursos naturales hasta la meta de los bienes de consumo. Quien produce ayudado por los bienes de capital llega antes a la meta. Son intermediarios entre el trabajo humano y la corriente de bienes intermedios hasta llegar a los finales. Los instrumentos de capital permiten recorrer antes y mejor el camino.

Por ser instrumentos que utiliza el trabajo humano para una me­jor producción, podemos indicar que los bienes de capital se consti­tuyen en una fuerza instrumental en la creación e incremento del valor económico.

Adam Smith explicaba ya cómo la productividad del trabajo, mo­tor de desarrollo fundamental, se aumenta a consecuencia de un incremento o mejora de las máquinas o herramientas que les facilitan y abrevian el trabajo. También para una división y distribución más apropiadas de las actividades se precisa un capital adicional. 4

Los bienes de capital realizan una función de mediación comple­mentaria entre el trabajo y la corriente de mercancías en orden a la consecución de bienes más cercanos a las necesidades humanas. La cualidad de bien de los bienes de orden superior, en terminología de Menger, está condicionada por la actuación mediadora eficiente de los instrumentos de capital que son necesarios para conseguir la transformación de un bien de un orden superior en otro del primer orden. Por la mediación de los instrumentos dirigidos por el trabajo humano, los bienes de orden superior, siguiendo las leyes de la cau­salidad, se transforman en bienes del orden inmediatamente inferior, y éstos en el siguiente, hasta llegar a convertirse en bienes del primer orden, y, finalmente, alcanzar el cumplimiento de los objetivos hu­manos. 5

Sin tener la capacidad de satisfacer de forma inmediata, por sí mismos, las necesidades humanas, sirven para la producción de bie­nes de primer orden y para insertarse en una relación causal mediata respecto de la satisfacción de tales necesidades. 6

Los bienes de capital permiten potenciar el modo de ser, la índo­le, cantidad y cualidad de los productos del trabajo humano. Me­diante el progreso tecnológico tratamos de simplificar y hacer más cómodas nuestras actividades y, a su vez, tratar de obtener un mayor dominio de la naturaleza, haciendo realidad posibilidades efectivas hasta entonces inéditas. En el desarrollo efectivo de esa tendencia radical interior que lleva al hombre de una forma libre, y por tanto indefinida, a humanizar su mundo, los instrumentos de capital le acompañan siempre. Son los medios también materiales de que se sirve para «hacer su ser» con los demás bienes materiales.

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  DEFOE, Robinson  Crusoe, Orbis, Barcelona 1988, p. 55.
  BÖHM-BAWERK,  Capital e interés, Fondo de Cultura Económico, México 1986.
 Para mayores precisiones sobre las teorías de la productividad del capital, recomendamos las obras de Schön, Riedel, Roscher, Kleinmächter, Rossi, Molinari, etc., tratados ampliamente por Böhm-Bawerk.
4     SMITH, A., Investigación sobre la naturaleza y causas de la riqueza de las naciones, FCE, México 1982, p. 310.
 MENGER: «La cualidad de bien de los bienes de un orden superior está condicionada ante todo por el hecho de que el hombre disponga también de los bienes complementarios del mismo orden, al menos respecto de la producción de un bien cualquiera del orden inmediatamente inferior» (Principios de economía política, cit., p.55).
6     MENGER: «Lo mismo sucede con millares de otras cosas, que sin tener la cualidad de proporcionar la satisfacción inmediata de las necesidades humanas, sir­ven para la producción de bienes de primer orden y para insertarse, por tanto, en una relación causal mediata respecto de la satisfacción de tales necesidades» (op. cit., p. 52).

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

CHAPITRE IV. – LES BIENS D’EQUIPEMENT : CAUSE INSTRUMENTALE DE LA VALEUR ECONOMIQUE.

La causalité instrumentale des biens d’équipement. Les théories qui soulignent son efficacité.

Les biens d’équipement agissent sous la direction du travail humain.

Extension du concept de capital.