Littéralement : la consommation équivaut à destruction de la valeur, le travail à sa création. – Literalmente considerado, el consumo es destrucción de valor; el trabajo, creación

  1. Littéralement : la consommation équivaut à destruction de la valeur, le travail à sa création.

 

Toute personne, qu’elle soit propriétaire terrien, travailleur, chef d’entreprise ou consommateur, quand elle agit économiquement, ne cherche qu’à augmenter sa richesse, sa capacité de production, sa valeur économique. Pour le propriétaire terrien, pour le travailleur et pour le chef d’entreprise, il n’est pas utile de démontrer cette affirmation. Cela est moins évident, en ce qui concerne le consommateur. Si nous interprétons la recherche de l’utilité maximale au sens hédoniste, c’est à dire en terme de plaisir, cette notion va être très  différente de ce que nous entendons par le bénéfice maximum d’une entreprise.

Mais si nous dissocions le plaisir de la  consommation, et le travail de l’effort pesant,  nous nous retrouvons, alors, avec des concepts purs. Il est facile de constater que le négatif est celui de la consommation alors que le positif est celui du travail, de la production, de la création. La consommation n’est rien d’autre que la destruction et le travail, la création humaine à partir d’autres réalités matérielles. La consommation n’a de sens que parce qu’elle permet, en détruisant, d’alimenter à nouveau l’activité humaine, la production future.

En interprétant ainsi la consommation, on pourrait penser que le but du consommateur n’est pas d’atteindre un maximum de plaisir avec un minimum de douleur, mais d’atteindre un écart maximal entre ce qui a été détruit et ce qui a été produit en terme d’humanisation. La consommation, en soi, est destruction, alors que le travail est création. Mais la consommation détruit en enrichissant. 

Si nous séparons le concept d’utilité des notions de plaisir et de douleur, mais aussi de l’idée que la consommation est le bien final, et que nous l’associons à la capacité de générer des richesses futures, nous pouvons, alors, lui appliquer l’analyse de l’utilité marginale. La valeur maximale sera atteinte quand les utilités marginales divisées par leur prix seront les mêmes pour tous les biens. L’utilité a un avantage : les valeurs peuvent être mesurées par les résultats futurs en terme d’augmentation réelle de la production et l’expérience (les résultats du passé) sera un indicateur des résultats futurs et des capacités actuelles de futur. L’utilité se mesure, donc, en terme de production future, en terme monétaire. L’évaluation subjective de l’étendue de notre richesse est confirmée ou démentie par l’évaluation  du marché, par son acceptation ou non par les autres. Il est plus facile de mesurer l’utilité par la réponse du marché qu’en ayant recours aux concepts de plaisir ou de douleur.

La théorie de l’utilité marginale et ses conséquences sont plus facilement applicables à la réalité économique si nous prenons en compte sa capacité de production future plutôt que sa capacité à produire du plaisir, de la satisfaction ou du bien-être.

« Il ne s’agit plus de distinguer les douleurs des plaisirs (un espoir hédoniste n’est pas un bon espoir) mais de faire la différence entre un homme intimement malheureux, désespéré, et un homme qui croit en la fécondité de son activité. (…) La capacité de plaisir de l’homme est très limitée. L’homme a peu de possibilité de se récompenser. D’un certain point de vue, l’homme est un être déséquilibré, c’est à dire qu’il a plus de capacités pour agir que pour récupérer le fruit de ses actes. C’est pour cela, que ce serait une erreur de déterminer sa finalité en terme de jouissance corporelle, culturelle ou esthétique. La preuve en est que l’humanité n’a pas inventé de nouveaux plaisirs : la capacité de plaisir d’un homme, il y a deux mille ans est la même que celle d’aujourd’hui. En revanche sa capacité de travail a beaucoup changé. Le seul nouveau plaisir que nous ayons découvert, est, peut être, celui de la vitesse. Par contre, si nous comparons ce qu’un homme est capable de faire aujourd’hui avec ce qu’il faisait hier, la différence est remarquable. Attendre d’un plus grand effort, une  compensation équivalente, en terme de plaisir, est une illusion. L’homme n’est pas fait ainsi…L’homme ne peut abuser du plaisir sans en pâtir. Dans de telles conditions, la société dirige mal sa dynamique historique, car l’homme blessé compromet sa capacité de produire. . L’équilibre humain n’est pas hédoniste, il est généreux. 21

La consommation dépend du travail, et le travail des objectifs des hommes. En définitive, le travail et la consommation dépendent des finalités ultimes de l’être humain. La consommation, en soi, est destruction et le travail, création.

Le produit, fruit du travail, manifeste l’adéquation parfaite de cet acte. Si nous ôtons au travail l’effort et la douleur, nous obtenons sa pleine affirmation. La consommation étant orientée vers le travail futur, et celui-ci vers les objectifs d’autres individus, des relations économiques peuvent être établies.

« En réalité, la définition de la valeur de Ricardo et Marx doit être inversée en ce qui concerne le temps. La valeur d’un tableau, qu’il soit beau ou laid, ne dépend pas du travail qui a été nécessaire pour le peindre mais du travail que nous pourrions obtenir en échange de ce tableau (transformation préalable de ce tableau en argent, c’est à dire en le vendant). Voilà la véritable valeur économique de n’importe quel objet, même du grain ou des voitures. Cette valeur ne dépend pas du passé mais du futur, non pas de ce qui a été fait mais de ce qui va se faire : l’actuel prix du grain nous permet, seulement, de supposer quelle sera sa valeur demain. Cependant, aucune connexion n’est nécessaire, en dehors de la provision confiée au « sens des affaires » de chacun.

Cette définition de la valeur explique la finalité de l’entreprise économique :  le « profit », représenté par une somme d’argent. Ce que nous attendons de l’action engagée, est la conservation, la transformation dans le temps, et probablement l’augmentation de la capacité à générer du travail ( et par conséquent, du capital). En d’autres termes, il ne s’agit pas du produit en soi, il s’agit de la perspective de vendre ce produit, sa possible transformation en argent, ce qui provoquerait une demande de travail, et ainsi de suite, jusqu’à l’infini. Bien entendu, une telle expectative peut se voir frustrée, ce qui provoquerait une perte financière.22

Ces affirmations que Mathieu applique à l’entreprise, sont parfaitement applicables aux unités familiales, aux économies domestiques. Dans ces unités là, aussi, les biens matériels se mêlent au capital humain dans le but de générer une plus grande richesse future. La véritable valeur du patrimoine d’une unité familiale ne dépend pas du travail passé, elle dépend de sa capacité à générer du travail dans le futur, car c’est la condition fondamentale pour créer de la richesse.    

21 POLO, op.cit. pp. 11-13.
22 MATHIEU, “Aspecto financiero y aspecto humano de la empresa”, Cuadernos Empresa y Humanismo, n°1, 1987, p.5.

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

Texto original del autor en el idioma castellano (español europeo):

  1. Literalmente considerado, el consumo es destrucción de valor; el trabajo, creación

La diferenciación de criterios de actuación, según se actúe como terrateniente, trabajador, empresario o consumidor, quizá pudiera reducirse a un solo criterio, que no sería otro que el del beneficio máximo. En último término, toda persona, sea terrateniente, trabaja­dor, capitalista, empresario e incluso consumidor, actúa en busca de un aumento de su riqueza, de su capacidad productiva, de su valor económico.

Pienso que no necesita demostración el hecho de que éste es el criterio con el que actúa tanto el terrateniente, como el trabajador, capitalista y empresario. No tan evidente a estas alturas de desarrollo de la teoría económica es el hecho de que ese criterio es también aplicable al consumidor. La búsqueda de máxima utilidad, si la inter­pretamos en sentido hedonista, en términos de placer, dolor, difiere notablemente del criterio del máximo beneficio empresarial. Pero si al consumo le quitamos el componente de placer y al trabajo el com­ponente de malestar, de fatiga, y nos quedamos simplemente con el concepto puramente literal de consumo y trabajo, fácilmente consta­tamos que lo negativo es el consumo y lo positivo la producción, la creación, el trabajo. El consumo se queda entonces en simple destrucción, el trabajo en producción: en creación humana a partir de otras realidades materiales. El consumo sólo tiene sentido (eliminan­do el componente placer) en cuanto constituye un input necesario que se destruye, pero que al destruirse alimenta la actividad humana, el trabajo, la producción futura. Por tanto el consumo no es la meta final. El consumo es a su vez un bien intermedio en orden a la mejor actividad humana futura, al trabajo futuro, a la producción futura.

Interpretado así el consumo, el criterio racional de actuación del consumidor ya no sería el de alcanzar un máximo de placer con un mínimo de desplacer, sino alcanzar una diferencia máxima entre lo que ese consumo produce y lo que se destruye en términos de huma­nización. El consumo en sí mismo es destrucción, el trabajo creación. El consumo es destrucción que fructifica en riqueza. La ordenación  del consumo en orden a un mayor grado de humanización es el criterio para su elección. En definitiva, es el beneficio el criterio que entonces regirá la conducta racional del consumidor en orden a su trabajo futuro, como es el beneficio el criterio que indica al empresa­rio las materias primas a consumir.

Si desligamos el concepto de utilidad del placer y dolor, del con­sumo como bien final, y lo ligamos a la capacidad de generar riqueza futura, podemos aplicarle el análisis de la utilidad marginal. Se alcan­zará el máximo valor cuando las utilidades marginales divididas por sus precios sean iguales para todos los bienes. Tiene la ventaja enton­ces la utilidad que los valores pueden ser medidos por los resultados futuros en términos de aumento real de producción y la experiencia (resultados pasados) será un indicativo de los resultados futuros esti­mables y por tanto de las capacidades futuras actuales. La utilidad se mide entonces en términos de producción futura, es decir en tér­minos mensurables monetariamente hablando. La valoración subjeti­va de la medida de nuestra riqueza es confirmada o desmentida por la valoración del mercado, por la aceptación o no aceptación por los demás. Es más fácil medir la utilidad propia por la respuesta del mercado, por las respuestas de los demás, que intentando recurrir a conceptos de placer o dolor, sentimientos simplemente.

La teoría de la utilidad, de la utilidad marginal y sus consecuen­cias es más aplicable a la realidad económica si la tomamos en este sentido de capacidad de producción futura que en sentido de capaci­dad de producir placer, satisfacción, bienestar.

La aplicación realizada a la producción de la teoría de la utilidad marginal puede ser aplicada igualmente al consumo.

La utilidad sería igual a la productividad del consumo. Sería más útil y lógico hablar de productividad en vez de utilidad. «Ya no se trata de la distinción entre dolores y placeres (una esperanza hedo­nista no es una buena esperanza), sino de la diferencia entre un hombre íntimamente desgraciado, desanimado, desesperado, y un hombre animoso que confía en la fecundidad de su actividad. (…) la capacidad de placer del hombre es muy limitada. El hombre se pue­de “autopremiar” prácticamente poco. Desde un punto de vista, es un ser desequilibrado, es decir, tiene más capacidad de ejercicio de actos que de recuperación del fruto de sus actos. Por lo mismo, cualquier intento de determinar su fin en términos de goce corpóreo, cultural, estético, es una equivocación. La prueba es que la humani­dad no ha inventado nuevos placeres: la capacidad de placer que tenía el hombre hace dos mil años es la misma que tiene ahora; la capacidad de trabajo del hombre actual es muy

distinta. Tal vez, solamente hemos descubierto un nuevo placer que es la velocidad. Pero, en cambio, si se compara lo que un hombre es capaz de hacer hoy con lo que hacía en el pasado la diferencia es notable. Esperar de un mayor empleo de energía humana una compensación equiva­lente en términos de placer es ilusorio; el hombre no está hecho así… El hombre no puede abusar sin estrago del placer, y comprueba que, si se extralimita, se estropea. En tales condiciones, la sociedad dirige mal su dinámica histórica, pues el hombre estragado compro­mete su capacidad de hacer… El hombre no puede recuperar de forma felicitaria más que una parte de sus obras, y en eso consiste su grandeza, porque el equilibrio humano no es hedonista sino do­nal». 21

El consumo se ordena al trabajo y el trabajo a los objetivos aje­nos. En definitiva, el trabajo y el consumo se ordenan a los fines últimos del ser humano. El consumo en si mismo es negación, des­trucción; el trabajo en sí mismo considerado es creación, afirmación.

El producto que queda tras el acto de trabajar manifiesta la idonei­dad, la valiosidad de ese acto. Si al trabajo le quitamos lo que tiene de fatiga y esfuerzo, lo dejamos en plena afirmación. El consumo está orientado al trabajo futuro, a la actividad futura, y ésta a los objetivos de actuación de otros individuos con los que establecemos relaciones económicas.

«En realidad, la definición del valor dada por Ricardo y Marx debe ser invertida respecto al tiempo. El valor de un cuadro, sea bello o feo, no depende del trabajo que ha sido necesario para pin­tado, sino del trabajo que se puede obtener a cambio de aquel cua­dro (previa transformación del cuadro en dinero, o sea vendiéndolo). y éste es el verdadero valor económico de cualquier objeto, incluso del grano o de los coches. Este valor no depende del pasado, sino del futuro; no de lo que ha sido hecho, sino de lo que se hará: el actual precio del grano hace solamente suponer cuál podrá ser el valor del grano mañana; sin embargo, ninguna conexión es necesaria, fuera de la provisión confiada al «sentido de los negocios» de cada uno.

Esta definición del valor explica el fin de la empresa económica, que es el «lucro», representado por una suma de dinero. Lo que se espera de la acción emprendida es la conservación, la transformación en el tiempo y, posiblemente, el aumento de la capacidad de generar trabajo (y, por tanto, del capital). En otros términos, no la cosa en su consistencia física, sino la cosa producida en cuanto vendible, o sea transformable en dinero: el cual tornará a «demandar trabajo», según la expresión de Smith, y así al infinito. Naturalmente, tal ex­pectativa puede quedar frustrada y, en tal caso, se tendrá una pérdida financiera. 22

Estas afirmaciones, aplicadas por Mathieu a la empresa, son per­fectamente aplicables a las unidades básicas de decisión económica que son las unidades familiares, las economías domésticas. También en estas unidades se entrelazan los bienes materiales con el capital humano en orden a generar mayor riqueza futura. El verdadero valor del patrimonio de una unidad familiar no depende del trabajo pasa­do sino del futuro, de su capacidad de generar trabajo como requisi­to imprescindible para crear riqueza.

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21   POLO, op. cit., pp. 11-13.
22  MATHIEU. «Aspecto financiero y aspecto humano de la empresa», Cuadernos Empresa y Humanismo, n.º 1, 1987, p. 5.

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

CHAPITRE VII. – LA FINALITE DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE : CONSOMMATION VERSUS TRAVAIL.

  1. Considérations hédonistes sur l’objectif de la production.
  2. La consommation : bien intermédiaire.
  3. Littéralement : la consommation équivaut à destruction de la valeur, le travail à sa création.
  4. Le travail : une nécessité.
  5. La consommation : un input indispensable. Consommation productive et improductive.
  6. Importance du capital humain. La consommation : investissement en capital humain.
  7. Le travail à venir régit la consommation présente.
  8. Critère du consommateur : obtenir le bénéfice maximal en terme de valeur économique.
  9. La finalité : action avantageuse. L’économie : science des moyens.

CONCLUSION